Hanoï, guide gourmand et voyage au cœur du Vietnam

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Capitale millénaire au charme suranné, Hanoï se savoure assis sur un petit tabouret en plastique, au coin d'une rue. Ici, la cuisine est un art du quotidien : des bouillons mijotés pendant des heures, des herbes fraîches à profusion et un sens inné de l'équilibre des saveurs.

Les plats à goûter absolument

  • Pho : le bouillon de bœuf parfumé à la cannelle et à l'anis, avec ses nouilles de riz, sommet de la gastronomie de rue hanoïenne, idéal au petit-déjeuner.
  • Bun cha : du porc grillé fumant plongé dans une sauce aigre-douce, accompagné de vermicelles et d'une montagne d'herbes.
  • Banh mi : le sandwich vietnamien dans sa baguette croustillante, héritage français revisité avec pâté, légumes marinés et coriandre.
  • Ca phe trung : l'étonnant café aux œufs, onctueux comme un tiramisu liquide, une invention bien hanoïenne.

Où manger et flâner

Le vieux quartier (Old Quarter) et ses « 36 rues » est le terrain de jeu idéal : chaque ruelle porte le nom d'un ancien corps de métier et regorge de gargotes spécialisées dans un seul plat. Autour du lac Hoan Kiem, on prend le pouls de la ville à l'aube, entre joggeurs et marchandes ambulantes.

Astuce pratique : les meilleures adresses ne servent souvent qu'un plat et ferment dès l'écoulement des stocks, parfois en fin de matinée. Arrivez tôt, asseyez-vous là où la foule locale se presse, et payez en espèces, idéalement avec l'appoint.

Les enseignes et menus manuscrits sont presque toujours uniquement en vietnamien, sans traduction française : prendre une photo de la carte pour la traduire sur-le-champ vous évite les malentendus et vous ouvre l'accès aux spécialités cachées. Vous commanderez ainsi comme un habitué, sans renoncer aux découvertes.

Quand y aller

Contrairement au sud, Hanoï connaît quatre vraies saisons. D'octobre à décembre, c'est la meilleure période : sec, doux et lumineux, avec les platanes qui se colorent le long des avenues. Le printemps est chaud mais souvent noyé dans une bruine fine, le mưa phùn. L'été, de mai à août, est chaud, lourdement humide et le plus pluvieux. L'hiver, janvier et février, devient franchement frais et humide, et c'est justement là que la fondue et le bún riêu prennent tout leur sens. Au Tết, le Nouvel An lunaire, la ville se vide et la plupart des échoppes familiales ferment plusieurs jours.

En pratique

La vieille ville se parcourt à pied, lentement et attentivement : la circulation contourne les piétons plutôt que de s'arrêter pour eux, alors avancez d'un pas régulier sans à-coups. Les applications de VTC couvrent voitures et mototaxis, et la version deux-roues est bon marché, rapide et le mode de déplacement de la plupart des habitants. Deux lignes de métro aérien complètent les trajets plus longs. On paie en dongs, et les cartes abrègent presque toujours la monnaie : « 45 » signifie quarante-cinq mille. Le pourboire n'est pas d'usage, l'arrondi est apprécié. S'asseoir dans un quán revient à passer commande : sachez ce que vous voulez avant de prendre le tabouret.