Kuala Lumpur, guide gourmand et voyage au carrefour des saveurs malaisiennes
Sous les tours jumelles Petronas, Kuala Lumpur brasse les cultures malaise, chinoise et indienne dans un même chaudron parfumé. La capitale malaisienne se mange à toute heure, des stands de petit-déjeuner aux marchés de nuit, dans une chaleur tropicale qui appelle les plats relevés et les boissons sucrées.
Les plats à goûter absolument
- Nasi lemak : le plat national, du riz cuit au lait de coco, accompagné de sambal piquant, d'anchois frits, de cacahuètes et d'œuf.
- Satay : des brochettes de viande marinée grillées au charbon, servies avec une sauce aux cacahuètes.
- Roti canai : une galette feuilletée et croustillante, trempée dans un curry de lentilles (dhal), incontournable au réveil.
- Char kuey teow et laksa : les classiques sino-malais que l'on retrouve sur chaque marché.
Où manger et flâner
Jalan Alor, dans le quartier de Bukit Bintang, est l'artère nocturne par excellence : à la tombée du jour, ses trottoirs se couvrent de tables, de braseros et d'odeurs de wok. Pour une immersion culturelle, le marché de Chinatown (Petaling Street) mêle étals de nourriture et bazars animés.
Astuce pratique : sur Jalan Alor, choisissez un restaurant pour vous asseoir, mais commandez aussi auprès des vendeurs ambulants alentour, qui livrent à votre table. Confirmez les prix avant pour les fruits de mer, vendus au poids.
Les menus affichés mêlent souvent malais, chinois et anglais, mais rarement le français : photographier la carte pour la traduire instantanément vous aide à décrypter chaque spécialité et à commander sereinement. Vous éviterez les malentendus et goûterez le meilleur de ce melting-pot culinaire.
Quand y aller
KL est chaude et humide toute l'année, à quelques degrés de l'équateur : la question est donc la pluie, pas la température. De mai à juillet, c'est relativement plus sec et c'est la fenêtre la plus fiable ; mars-avril et septembre-novembre apportent de gros orages d'après-midi qui passent vite mais inondent les rues le temps qu'ils durent. Le calendrier mérite qu'on s'y cale : Nouvel An chinois, Hari Raya Aidilfitri à la fin du ramadan, Deepavali et Thaipusam aux grottes de Batu transforment chacun des quartiers entiers, et le ramadan apporte d'excellents bazars du soir.
En pratique
Le réseau ferré — LRT, MRT, monorail et trains de banlieue KTM — couvre l'essentiel, et une carte Touch 'n Go fonctionne partout. Le hic, ce sont les ruptures : les correspondances entre stations sont malcommodes et les passages couverts s'arrêtent net, ce qui compte sous la chaleur et la pluie. Les VTC sont bon marché, omniprésents et souvent la réponse sensée pour un court trajet. KL Sentral est le hub, et le KLIA Ekspres rejoint l'aéroport en une trentaine de minutes. On paie en ringgits ; les stands de hawker restent très tournés vers les espèces malgré le paiement par QR. Le pourboire n'est pas attendu, les restaurants haut de gamme ajoutant service et taxe. Pour les mosquées et les temples, tenue couvrante, avec des étoffes prêtées à l'entrée.